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08/09/2014

La Planette - Balade à travers soixante ans d'histoire

Norbert Quérol avait soixante ans de moins lorsqu'il venait au Mazet familial passer ses vacances.

Pour le moins nostalgique, il est remonté dernièrement dans ce quartier de la Planette qu'il a vu « évoluer » pour partager ses souvenirs d'enfance avec les responsables du comité de quartier.

Une balade à remonter le temps dans le cadre du soixantième anniversaire que le comité prépare activement pour les 12, 13 et 14 septembre prochain.

Au pas, dans les chemins tortueux de la garrigue encore préservée, il raconte : « Il n'y avait rien, pas d'eau, pas d'électricité, pas de rues goudronnées. Quelques mazets parsemés rappelaient qu'il y avait de la vie ici » raconte t-il.

Non loin de là, en face de son lieu estival de villégiature, il y avait un grand terrain, là où aujourd'hui se dresse l'école du quartier : « Je l'ai vu en construction » s'exclame t-il, ajoutant une anecdote qui en dit long sur l'époque : « Pour la visite médicale, la consigne était de se laver correctement. Or, une fois, la visite n'a finalement pas eu lieu et la maman d'une fillette s'est écriée : mais tu t'es lavée pour rien ma petite ! ».

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La population de ce quartier de La Planète, avec un seul « t » à l'époque, était finalement bien modeste.

Ce petit « planet » s'est vu ensuite agrafer un autre « t » pour devenir chemin faisant celui de « La Planette », un quartier aux maisons cossues, aux rues goudronnées, bien desservi en électricité et en eau : « Avant tous ces travaux, réalisés notamment grâce au comité de quartier nouvellement créé, il faut savoir qu'il y avait un château d'eau en acier sur le plan du feu ».

Des travaux colossaux pour certains : « Pour installer l'électricité, on a réalisé des tranchés à la dynamite » se souvient Norbert Querol.

Et pendant que le soir, entre voisins, ils prenaient l'air, jouaient à la pétanque ou partageaient la castagnade « ils se faisaient cambrioler !  » dit-il en riant.

De quoi alimenter bien des discussions déjà à l'époque pourtant le secteur était surveillé par les gardes champêtres qui venaient à bicyclette.

Norbert Quérol, qui réside aujourd'hui loin de ce « petit coin de paradis »,  n'a rien oublié de ce quartier où il faisait bon vivre, où la guinguette marchait à plein régime, où rires et chants concurrençaient celui des oiseaux, où les boules de pétanque claquaient le long des clapas qui servaient de mesure.

Bref, pour le gosse qu'il fût, c'était une autre planète...

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