05/01/2015

Croix de Fer - Nathalie Chaubet, ambassadrice de la tauromachie par la broderie

Elle n'a rien à envier aux plus grands créateurs.

Quand Nathalie Chauvet, fonctionnaire de son état, déploie ses créations, c'est comme un matador qui ouvre sa cape dans l'arène, pour exprimer, dans une quête d'élégance, de technicité et de beauté, son talent.

La précision, l'expertise, l'empreinte de cette Nîmoise quadragénaire qui réside dans le quartier de La Croix de Fer, se marquent dans chacune de ce qu'il faut bien nommer ses œuvres, au fil de l'histoire qu'elle y brode.

Car l'artiste aficionada s'inspire de ce qu'elle voit dans l'arène et immortalise ces habits qui éclatent au grand jour avec un simple appareil photo.

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Une technique qui lui permet ensuite de s'inspirer, de reproduire, de sceller ces formes photographiées sur les tissus qu'elle sélectionne, finement, et sans le moindre hasard.

C'est aussi grâce à un travail de recherches dans des journaux, les musées, qu'elle puise la source de son travail et proposer une autre lecture de la corrida. 

On peut la lire et la vivre à travers les motifs brodés au fil d'or, sur les habits de lumière.

Des œuvres qui n'ont rien de superflu et qui influent plus que ce que l'on croit.

Pour le comprendre, Nathalie Chauvet a retracé ce fil de l'histoire qui remonte à la nuit des temps. De Byzance au second empire, l'habit se transforme au rythme des influences jusqu'au XIXe siècle où Francisco Montes codifie la tenue actuelle, inspirée de l'uniforme napoléonien.

Ces tenues portent aussi en elles la signature de la superstition, aussi de l'emblème et de la suprématie.

Et l'habit n'est pas à un paradoxe près. D'un aplomb déifiant, il sacralise des gestes en douceur et traverse les tumultes de l'histoire tout en honorant le raffinement.

Bref, cette Audoise d'origine tisse ces légendes qui ont foulé le sable pour les immortaliser sur ses atours, brodés de perles et de paillettes, parfois à la lumière d'une étincelle pour affiner un travail qui peut durer jusqu'à 110 heures.

Voilà comment Nathalie Chauvert participe brillamment à promouvoir l'art de la corrida. Celle qui voudrait aussi montrer aux yeux affûtés ses créations dans un musée dédié. Telle une ambassadrice aux doigts de fée...

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