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23/02/2015

Ventabren tente de se réparer après la tempête

Retour sur une tempête historique. Coup de vent et Arbres arrachés par dizaines, clôtures détruites : le quartier a souffert, il y a plus d'une semaine.

Huit jours après le coup de vent qui s’est abattu sur Nîmes, le quartier de Ventabren
a encore passé le week-end dans le bruit des tronçonneuses. Depuis mardi dernier, sur ces hauteurs boisées proches de la route d’Uzès, les habitants s’affairent à dégager leurs parcelles encombrées
d’arbres couchés. D’un jardin à l’autre, ce n’est qu’un enchevêtrement de troncs, de branches et de racines jetés en travers des terrasses, des pelouses, des piscines, sous la force des rafales jusqu’à 140 km/h. Avec le Mont Duplan, cette partie de la ville paie l’un des plus lourds tributs à un épisode particulièrement violent. «Du jamais vu», au dire de certains propriétaires, âgés de 75 ans et installés ici depuis toujours.
«Les arbres tombaient les uns après les autres, comme des dominos» Jean Guiu, président du comité de quartier. Au gré des chemins escarpés, on découvre des clôtures effondrées, des poteaux électriques en ciment sectionnés, des toitures bâchées à la hâte pour remplacer les tuiles envolées. Les pompiers et les services municipaux ont paré au plus pressé en sécurisant les lieux. Rue des Chalets, Nicole ne reconnaît plus la belle allée de pins qui surplombait sa maison depuis les années cinquante. Sur son seul terrain, elle ne compte pas moins d’une dizaine de résineux arrachés. Le soir du 8 février, depuis ses fenêtres, sur la colline voisine, le président du comité de quartier, Jean Guiu, les a vus « tomber les uns après les autres, comme des dominos ». «La plupart des arbres sont heureusement tombés à côté des maisons, c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de victime», réagit une habitante. Non loin de là, impasse des Lauriers, André Dentel et son épouse étaient absents lorsqu’un arbre de leur jardin s’est abattu près du portail d’entrée, emportant une partie de la clôture. «Si la voiture avait été au garage, nous ne pourrions toujours pas la sortir», commente ce couple de retraités, alors que l’accès à leur habitation est tout juste assez dégagé pour se faufiler à pied. Chez eux, le réseau d’eau a aussi été endommagé. Pour Jean Guiu, «on a sous-estimé dans un premier temps l’ampleur des dégâts dans notre quartier. Ici, certains ont été privés d’électricité jusqu’à vendredi, comme dans l’impasse du Pont».

 

Solidarité au sein du comité de quartier


Le représentant des riverains compte sur la déclaration «d’événement climatique exceptionnel» pour aider les sinistrés face aux frais de remise en état. En attendant, au sein du comité de quartier, on se serre
les coudes, comme on en a l’habitude à chaque coup dur. On fait le tour des villas endommagées, on se
soutient mutuellement. Une réunion de crise de l’association a été organisée afin de dresser un bilan et d’organiser en commun les travaux de réparation. Objectif : négocier au mieux les prix avec les entreprises de déboisement. Sur certains terrains, des stères de bois commencent déjà à se
dresser.

«On a dû faire un passage pour rentrer chez nous»

Au fond de l’impasse des Lauriers, la villa et le jardin de la famille Lhuire figurent parmi les plus touchés du quartier de Ventabren. Sur cette propriété construite il y a douze ans, le terrain n’est plus qu’un fouillis de bois et d’aiguilles de pins, l’abri de piscine est écrasé sous un arbre et la fosse septique, elle aussi, a été endommagée. Denis Lhuire et sa famille étaient en week-end à l’extérieur quand la tempête a frappé, le 8 février, en fin de journée. «Des voisins nous ont téléphoné pour nous signaler que des arbres avaient étés déracinés chez eux, ainsi que chez nous. Nous sommes rentrés à Nîmes immédiatement. En arrivant, les pins qui étaient tombés barraient complètement l’accès à la maison. Nous avons dû nous faire un passage dans la végétation pour pouvoir entrer», raconte le propriétaire. Plus tard dans la soirée, c’est réfugiée à l’intérieur que la famille a vécu la suite de l’épisode, avant de constater l’étendue des dégâts au matin. «Nous attendons maintenant la visite de l’expert d’assurances.» À Ventabren, les récits ne manquent pas pour témoigner qu’on est souvent passé à côté du drame au cours de ces heures de rafales hors normes. « Une voisine est sortie récupérer son linge de peur qu’il ne s’envole. Quelques minutes après, un arbre s’abattait sur l’étendoir », rapporte une habitante du quartier. À la suite de cet événement, ils sont nombreux, désormais, à envisager de supprimer les plantations les plus proches de leurs maisons, soit parce qu’elles ont été fragilisées et menacent de tomber, soit par précaution. Les bourrasques à 140 km/h auront eu raison du charme méditerranéen des pins parasols.

Commentaires

NE SERAIT-CE PAS PLUTOT DES PINS D'ALEP ET NON PARASOLS ,,??

Écrit par : YonYon | 24/02/2015

Celà a fait 3 semaines hier, que la tempête a eu lieu.
Il est absolument INADMISSIBLE, et même SCANDALEUX de voir l'état du bas de la rue du chalet, côté Ventabren, avec ce poteau EDF brisé en deux à sa base, les fils traînant encore !!!
Mais que fait donc ERDF ????

Écrit par : YonYon | 02/03/2015

5 mois le 08 juillet. le poteau de la rue du chalet a été remplacé, mais les fils sont toujours là, les uns enroulés
et les autres pendants !! c'est lamentable !

Écrit par : YonYon | 28/06/2015

Les commentaires sont fermés.