23/04/2017

Terres de Rouvière - L'apiculteur Frédéric Roux lance une alerte rouge

 

Qui n'a pas connu la plus belle et gentille des butineuses, Maya l'abeille ?

Lorsqu'on écoute Frédéric Roux parler sur le sujet, on replonge dans les plus belles années de notre enfance où l'on ne se risquait pas à manquer un épisode.

Sauf que, la réalité est toute autre.

Depuis, le frelon asiatique s'est invité chez nous, tout comme les engrais ou les effets néfastes du mélange des produits phytosanitaires mais aussi, et plus surprenant, les ondes électromagnétiques : « Il est urgent de prendre conscience du phénomène qui s'aggrave. Cette année, c'est un hécatombe » lance désespéré, l'ancien vendeur de Ferrari reconverti.

En effet, il constate que les abeilles disparaissent et succombent à un environnement de plus en plus hostile : « Le taux de mortalité hivernale en 1995 était de 10%. Il est maintenant de 30% et plus » s'alarme t-il.

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Quant aux solutions, elles se doivent d'abord de passer par une sensibilisation auprès de l'opinion : « Il ne faut pas détruire les essaims et contacter un apiculteur qui viendra le récupérer pour le réinstaller dans une ruche et sauver les abeilles tout en préservant l'activité de la ruche ».

Une mesure qui peut déjà limiter la casse mais d'autres solutions peuvent contribuer à les protéger : « On peut installer des pièges à frelons asiatiques car c'est un véritable tueur d'abeilles, préférer une agriculture biologique et ne pas installer de ruches à proximité d'émetteurs pour téléphones portables car les abeilles, à cause des ondes, perdent le sens de l'orientation et meurent n'ayant pas retrouvé le chemin du retour ».

Mais l'enjeu est encore plus grand car il concerne la survie de l'homme en général.

Car ces petits insectes noirs et jaunes, plus travailleurs qu'agresseurs, contribuent à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs et sont donc indispensables aux récoltes de fruits et légumes.

Pour faire court et clair, sans abeille, pas de vie sur terre. En voilà assez pour faire réagir.

Alors, si vous découvrez un essaim où qu'il se trouve, ayez le geste qui sauve.

Il vous suffit de contacter un apiculteur : « Les pompiers ne se déplacent plus chez les particuliers. Il faut donc que nous intervenions. Mais le déplacement en vaut la chandelle. C'est une nouvelle ruche qui entrera en activité, qui pollinisera, produira du miel, de la gelée royale, de la propolis... ».

Car les abeilles contribuent aussi à préserver notre santé, y compris même grâce à leur venin. Cela méritait bien une piqûre de rappel !


Frédéric Roux : 06 47 20 68 63

Commentaires

Je vais garder avec soin votre n° de téléphone et me permettrai de vous appeler pour
quelques conseils.
Une chose importante à demander aux propriétaires de terrains serait de ne pas couper systématiquement l'herbe des jardins au printemps, afin de laisser les herbes sauvages et leurs si jolies fleurs (salades sauvages: pissenlits, moutarde à fleurs blanches, roquette à fleurs jaunes, dont les feuilles sont excellentes de surcroît) coquelicots... etc. .. pour nos chères abeilles.
Cela éviterait aussi les concerts de tondeuses, rotofils, débroussailleuses du dimanche matin.

Écrit par : YON | 24/04/2017

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