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10/12/2015

Russan - Un projet qui inquiète

À l’initiative d’un groupe de riverains, une pétition circule ces jours-ci, impasse Mariette, dans le quartier de Russan.

Elle met en garde la mairie et le comité de quartier contre le projet de construction qui se profile sur la parcelle située au n˚14, dans cette petite voie des garrigues nord. Un terrain boisé et encaissé, vers lequel convergent plusieurs pentes.

«Nous avons appris que ce terrain, récemment vendu, allait être divisé en trois lots constructibles, pour deux nouvelles maisons et l’agrandissement du mazet existant, alors qu’il a toujours été inondable», alerte l’une des signataires, installée de longue date dans le quartier (1).

«Avec mon mari, nous étions là lors des grandes inondations de 1988 et nous avons vu cette parcelle submergée aux deux tiers de sa surface. D’ailleurs, elle recueille de l’eau à chaque intempérie.»

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Dès lors, la perspective que ce terrain soit construit préoccupe les habitants qui craignent de voir le cadereau, qui traverse la parcelle, gagner en débit à la moindre pluie.

Dans l’impasse Mariette, on trouve cette bétonisation contradictoire avec la politique de prévention des inondations, à l’heure où l’on détruit des habitations exposées afin d’éviter de nouveaux drames.

FABIEN ARNAUD 

(1) Mercredi, l’adjointe à l’urbanisme, Marie-Reine Delbos, a indiqué avoir signé un avis défavorable à la demande de division de cette parcelle.

05/12/2015

Exclusivité - La Gazelle : Parking relais, du rêve à la réalité

Cela faisait des lustres que le comité de quartier de La Gazelle Route d'Uzès le réclamait.

Le parking relais va enfin devenir réalité.

C'est en tout cas ce que Nîmes Métropole promet et c'est ce qu'ont annoncé les responsables du comité avec, à l'appui, l'esquisse du projet que Midi Libre s'est procuré.

De gros travaux donc d'aménagements vont être entrepris courant du premier semestre 2016 pour une mise en service au mois de septembre de la même année.

Entre le chemin de Ventabren et celui du Mas de Roulan, le parking devrait inclure trente six places de stationnement dont quelques emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite mais aussi aux véhicules électriques.

Les bus devraient contourner un espace paysager attenant au parking. Un bel ensemble aux toutes dernières innovations en matière d'écologie et de normes d'accessibilité qui les services de l'Agglo représentés par Marc Duchenne, directeur déplacements et organisations des transports à l'Agglo sont venus expliquer aux habitants lors de l'assemblée générale du comité vendredi.

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Mais ce projet s'inscrit plus globalement dans un ensemble de transformation que le quartier va connaître ces prochaines années dans le cadre de la révision des déplacements urbains avec l'extension de la ligne 1 du trambus, un grand parking près du Pont des pendus et sa halte ferroviaire à l'horizon 2020/2025.

Sans compter le programme Cadereau d'Uzès et le projet de déviation Nord qui joue les Arlésiennes.

A moins qu'un projet en appelle un autre et que le comité sache patienter. Ce qu'il semble avoir compris...

18/11/2015

La Gazelle - Des feux tricolores régulés en fonction de la vitesse des véhicules

La Gazelle, dans un quartier de Nîmes, on circule désormais sous onde verte. Ce système de régulation permet de contrôler la vitesse des véhicules. Il était demandé par le comité.

Une onde verte, qu'est-ce donc ? Depuis fin octobre, une partie de la route d'Uzès, celle qui traverse notamment la zone de commerces et d'écoles, est équipée d'un système appelé Onde verte. Il consiste à réguler la circulation automobile sur un axe comportant plusieurs intersections consécutives équipées de feux tricolores. Ce système permet aux véhicules qui respectent la limitation de ne pas se voir bloquer par un feu rouge. Le véhicule bénéficie dès lors d'un rythme de passage des feux au vert sur toute la partie de l'axe concerné. A contrario, si la vitesse est jugée excessive, le véhicule sera stoppé par un feu rouge.

 

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Une circulation sous contrôle

Du pont des Pendus au Four-à-Chaux, grosso modo, c'est désormais une circulation sous contrôle. Il faut dire que le comité de quartier bataillait depuis des années pour obtenir gain de cause, tant la vitesse était inquiétante sur cet axe.

Pétition de 700 signatures

Aidés par une pétition ayant rassemblé près de 700 signatures, les responsables ont tout de même tenu à préciser : "Nous avons été écoutés et entendus. Nous sommes ravis d'être désormais équipés de ce système qui devrait tordre le coup à la vitesse excessive", indique la présidente du comité de quartier, Régine Despret.

Accompagnés de Bruno Coppola, chargé du dossier, les deux responsables du comité ont aussi voulu insister sur l'efficacité avec laquelle ce dossier a été traité. De plus, outre cette concrétisation, le quartier a bénéficié de quelques aménagements de voirie, là encore, demandés depuis longtemps : "Nous sommes dans une démarche constructive et les échanges avec nos interlocuteurs sont fructueux." À tel point que certains dossiers avancent très vite dont un qu'espérait le comité depuis des années.

05/10/2015

Croix de Fer - Communiqué du comité de quartier

Nîmes

Croix de Fer- Le comité de quartier s'exprime sur la Fresque qui fait polémique

Il n'était pas encore intervenu malgré le tollé général. C'est fait, le comité de quartier de la Croix de Fer, par la voie d'un communiqué, se prononce sur l'affaire de la fresque de l'école Prosper Mérimée : « Le Comité de Quartier de la Croix de Fer est indigné par cet événement : la destruction d’une fresque enfantine réalisée il y a presque 10 ans par les élèves de l’école primaire Prosper Mérimée dans le cadre d’un projet pédagogique représentant les monuments Nîmois dont les arènes de Nîmes, un toro et un toréro. A première vue on pourrait penser que c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Et bien non, la symbolique de cette action n’est pas anodine du tout mais résulte d’un désir immodéré d’un groupuscule de gens afin d’imposer leurs lois. Sous la pression de l’alliance anti corrida, et quasi clandestinement, l’intérieur de cette fresque a été repeint faisant ainsi disparaître le toro et le toréro laissant une arène vide. Tous les acteurs de cette affaire sont à déterminer et vu la gravité de cet événement nous laisserons les instances en charge démontrer les responsabilités de chacun. Il nous apparaît que la liberté d’expression a été bafouée, ce qui est inacceptable. Ce qui nous a touché et ému c’est que les enfants qui ont réalisé cette œuvre, ainsi que le corps enseignant, ont été instrumentalisés à leur dépend, ce qui est inadmissible. Nous ne pouvons pas accepter que dans notre école publique nous puissions, par crainte d’on ne sait qui ou d’on ne sait quoi, nous soumettre à des diktats. Nous, Comité de quartier de la Croix de Fer, demandons que tous les débats idéologiques, philosophiques, politiques et autres divergences n’instrumentalisent ni n’utilisent notre école publique, nos enfants, nos habitants ou notre quartier. Nous, Comité de Quartier de la Croix de Fer, demandons  au nom de la neutralité et de la liberté d’expression, que cette fresque soit remise dans son état d’origine »
                                      
                                                                                

02/10/2015

Croix de Fer - Fresque dans une école de Nîmes : les aficionados alertent François Hollande

L'observatoire national des cultures taurines a écrit à la présidence de la République, au Premier ministre et à la ministre de l'Education Nationale pour demander que la fresque à sujet taurin qui a été modifiée, dans la cour de l'école Prosper-Mérimée, soit restaurée dans sa présentation originale.

Le feuilleton de la fresque de l'école Prosper-Mérimée de Nîmes, représentant une scène de corrida naïve dessinée par des enfants il y a près de dix ans et qui a été modifiée sur la pression d'anticorrida, a connu un nouvel épisode ce vendredi matin.

 

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À l'heure des cours, un tract a été distribué aux parents d'élèves. Il est à l'origine de l'observatoire national des cultures taurines. Ce tract, qui a reçu, selon ceux qui l'ont distribué, un accueil favorable de la part des parents d'élèves, dénonce l'acte de censure que représente la modification du dessin. On apprend aussi "qu'au nom de la liberté d'expression et de la pluralité culturelle qu'il est indispensable de préserver", l'observatoire national des cultures taurines avait alerté François Hollande, le Président de la République; Manuel Valls, le Premier ministre ; Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Éducation Nationale. L'ONCT leur demande "que cette fresque soit restaurée dans sa présentation originale afin de ne pas imiter, si peu que ce soit, les déprédations déplorables des talibans à l'égard du patrimoine artistique".

Clubs taurins et comités de quartier solidaires

L'observatoire national des cultures taurines a bénéficié, à cette occasion, du soutien du club taurin Vomitoire 105 (représenté par Christian Royer, son président), des aficionados practicos (représentés par Jean Daumas et Alain Zahnd), du collectif des associations taurines de Nîmes métropole. 

Ils ont été rejoints par des représentants des comités de quartier de la Croix de fer et de Ventabren qui, selon Jean Guiu, le président du comité de quartier Ventabren, se placent, pour leur part, "dans une démarche culturelle et de liberté d'expression".

 

Le communiqué de l'Observatoire national des cultures taurines

"La détérioration délibérée, à la demande des services départementaux de l’Éducation Nationale du Gard, dont a été victime la fresque à sujet taurin de l’école Prosper-Mérimée de Nîmes, est un acte de censure qui revient à nier la réalité d’une culture incontestablement ancrée dans l’histoire et le présent de la région et de la ville de Nîmes et donc à heurter gravement la sensibilité de ceux qui y sont attachés.

La suppression des figures du torero et du toro, sur l’injonction d’une association extérieure à l’école, et sans consultation de la communauté scolaire, constitue d’abord une marque de mépris à l’égard des élèves et des enseignants qui ont imaginé ou réalisé ce dessin.

Dans cette “logique”, faut-il s’attendre à ce que les mêmes services débaptisent cette école puisque Prosper Mérimée a fortement contribué à l’introduction de la corrida en France ?

Faut-il s’attendre à ce que ces mêmes services ne soient enclins à empêcher que les élèves aient accès aux œuvres tauromachiques de Picasso ou de Goya, aux textes d’Hemingway ou de Mérimée, à l’opéra de Carmen et à interdire que des enseignants les emmènent au Musée des cultures taurines de Nîmes ?

Qu’en sera-t-il alors du message de Voltaire contre l’intolérance et pour la liberté d’expression, message dont l’Éducation nationale a rappelé, avec raison, à l’occasion du drame de Charlie Hebdo, qu’il constituait une de valeurs fondamentales de la République ?

L’Observatoire national des cultures taurines, au nom de la liberté d’expression et de la pluralité culturelle qu’il est indispensable de préserver, alerte ce jour Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, Madame la ministre de l’Éducation nationale et leur demande que cette fresque soit restaurée dans sa présentation originale afin de ne pas imiter, si peu que ce soit, les déprédations déplorables des talibans à l’égard du patrimoine artistique."

Croix de Fer - Estocade à Prosper Mérimée

Depuis quelques jours, l'affaire fait grand bruit y compris aux plus hauts étages politiques. Une manifestation s'est déroulée ce matin devant l'entrée de l'école. Une indignation qui se propage comme une fusée. Ambiance !

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En exclusivité sur le blog Garrigues Nord, la lettre d'une enseignante retraitée de l'école Prosper Mérimée :

 

  Nîmes, le 30 septembre  2015.
 
           A l’attention de Monsieur Christian PATOZ
Directeur Académique des Services de l’Education Nationale
          Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale du Gard
58 Rue Rouget de Lisle, 30030 Nîmes
 
 
Monsieur,
 
Par la présente, je souhaite vous faire part de mon indignation quant à la modification effectuée à la demande de vos services sur une fresque réalisée par des enfants sur un mur de l’école Prosper Mérimée à Nîmes. Il est très inquiétant que vous ayez répondu favorablement à l’intrusion d’un mouvement (Alliance Anti Corrida) en niant une  spécificité culturelle Au-delà du clivage opposant pro et anti corrida, je considère cette modification comme une attente à la liberté d’expression, comme un déni de notre culture commune.Il y a plusieurs mois, des millions de français sont descendus dans la rue pour rappeler leur attachement aux valeurs de la République. Des minutes de silence ont été respectées dans toutes les écoles de France, et des temps spécifiques ont été mis en place afin d’échanger avec les enfants autour de la liberté d’expression.Il est regrettable que quelques mois plus tard ces valeurs soient  à nouveau bafouées, de surcroit au sein d’une école.
 
Dépassant encore le clivage pro et anti corrida, il y a aussi lieu de s’inquiéter sur la capacité d’intrusion de certains mouvements au sein de l’école de la République. Aujourd’hui, il s’agit de la modification d’une fresque au nom d’une uniformisation des pratiques. Demain, il s’agira de modifier le contenu de programmes scolaires pour des motifs politiques et/ou religieux.
 
C’est pourquoi, par ce courrier, je sollicite la remise en l’état de cette fresque.                                                                                                                                      Cordialement.
Madame Régine GUIU
Professeur des écoles retraitée
 

28/08/2015

Mas de Roulan : Les Chênes verts ont besoin de 600000 € €!

Il faut emprunter des chemins sinueux pour franchir, au milieu des oliviers, le portail des Chênes verts.

«Un bon moyen de s’autonomiser» pour certains des employés qui travaillent ici, dit Mme Béchard, la
directrice de cet établissement et service d’aide par le travail (Esat) nîmois fondé dans les années soixante-dix.

Situé aux confins du chemin du Mas-de-Roulan, il accueille une cinquantaine de personnes en situation de handicap mental. C’est dans un cadre calme et serein que les moniteurs et le personnel encadrant du centre apprennent à ces personnes à devenir autonome, au travers de la découverte d’un métier.

Les anciens locaux ne sont plus aux normes Des métiers, il y en a quatre à découvrir.

Chacun a son atelier et chaque employé peut profiter d’un passage dans chacun d’eux pour déterminer celui où il souhaite s’épanouir. «Un véritable choix professionnel plutôt qu’une prise en charge », explique la directrice.

Il y a la carrosserie, qui emploie sept personnes, l’atelier dédié aux travaux de jardins et celui pour les activités de services aux entreprises.

Et puis, il y a la biscuiterie. Près de la moitié des membres du centre, une vingtaine, ont choisi de travailler dans cet atelier qui fournit viennoiseries, bonbons et gâteaux dans toute la ville.

Seulement, les locaux ne sont plus aux normes, selon les services vétérinaires, qui réclament une évolution.

L’association s’est donc lancée dans un grand projet, de 400 m2 précisément: « Nous avons décidé de construire un nouvel atelier pour la biscuiterie. Ce n’est pas parce que l’on travaille en Esat que l’on n’a pas le droit d’évoluer dans de bonnes conditions », lancent de concert la directrice du centre et le président de l’association.

La nouvelle biscuiterie, pour laquelle le début des travaux est espéré en 2016, sera en bois, plus écologique, plus grande, chaque machine pourra y trouver sa place et, surtout,
les employés s’y sentiront mieux.

Un dernier point qui tient à coeur à tout le personnel encadrant, qui s’est donné pour mission de « redonner de la dignité à ces personnes par le travail ». Mais l’initiative a un coût: 1,2 million d’euros.

L’association des Chênes verts a pour le moment réuni près de 600000 €, avec la participation de l’Agence régionale de santé à hauteur de 240000 €.

Mercredi, la visite du président du conseil départemental Denis Bouad, à l’initiative des conseillers départementaux du canton Nîmes 1, Marie-Chantal Barbusse et Thierry Procida, a apporté des garanties de soutien politique au niveau régional.

Les particuliers désireux d’apporter à leur tour une aide pourront, eux, le faire dès le mois prochain, via le site internet de l’Esat des Chênes verts.
A. M.