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02/05/2017

Croix de Fer - 25 artistes ont fait l'expo du quartier

 

Pour la seconde édition de l'édition « Notre quartier a du talent » , organisée par le comité de quartier, il y avait de la qualité et de la quantité.

Qualité des œuvres et objets divers et variés présentés au public et quantité vu l'affluence que les deux jours d'exposition ont pu mesurer.

Au détour des allées, des stands et cimaises, l'attention était plus ou moins retenue par l'imagination débordante des exposants.

Au milieu de beaucoup de toiles, il y a avait quelques ouvrages destinés à un public surtout infantile.

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Des histoires imaginées par Sophie Bosc diluées dans des livres qu'elle illustre aussi. Et lorsqu'on lui demande si c'est un affaire rentable, elle répond : « Mais je n'en fait pas commerce, c'est pour mon plaisir et si à travers mes bouquins, je peux faire plaisir à quelqu'un, c'est très bien ».

Comme beaucoup, c'est en effet un loisir, une passion, un exutoire parfois : « L'art est un domaine dans lequel on ne s'ennuie jamais » dira une autre artiste qui espère vendre sa seconde peinture.

Un art où effectivement, l'ennui est proscris.

A l'image du stand de Billy où l'humour est poussé à son paroxysme avec « la corde à Lynche » représentée par la corde d'un supplicié ou encore « l'œuf à la Coke » représenté par un œuf sur son coquetier avec une poudre blanche suspecte à proximité.

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Comme chez son voisin du New Bon Coin où d'autres artistes exposaient aussi, il y en avait pour touts les goûts et sur tous les tons.

Une manifestation qui a connu son point culminant lors du vernissage en présence de quelques élus.

Fidèle à sa réputation, le Montmartre Nîmois était bien surprenant, étonnant ce week end...

18/04/2017

Croix de Fer - Deuxième édition de l'opération « Notre quartier a du talent »

 

C'est peut-être parce qu'on le surnomme Le Montmartre nîmois qu'on s'imagine que les artistes pullulent dans le quartier de La Croix de Fer.

Mais à la lumière d'une initiative du comité de quartier qui organise la seconde édition de l'opération « Notre quartier a du talent » les 21 et 22 avril prochains, on s'aperçoit effectivement qu'ils sont nombreux.

Alors, avec un tel surnom qui lui sied finalement à merveille, les artistes de ce quartier et de tous poils vont pouvoir exposer leurs œuvres lors d'une exposition qui se tiendra cette année sur deux sites.

C'est à la fois dans la salle municipale de la rue Bonfa et dans le bar du New Bon Coin que les créateurs locaux pourront étaler.

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Peintres, sculpteurs, photographes, bijoux, broderie, art déco : « Cette manifestation est ouverte à tous les habitants du quartier qui souhaitent exposer leurs œuvre sous réserve qu'ils soient adhérents ou adhèrent au comité » explique la présidente Chantal May.

Sur la base du succès de l'année dernière, on peut espérer que cette nouvelle édition rencontre aussi une large adhésion populaire.

Et tout est fait par les bénévoles du comité pour y parvenir...Vernissage de l'expo le vendredi 21 avril à 19 heures.

29/02/2016

Portrait - Fabrice Bayol, l'autodidacte devenu peintre

 

« Un tableau ne vît que par celui qui le regarde ». Tel est l'adage de Fabrice Bayol, une citation certes empruntée à Pablo Picasso, mais qui donne à cet autodidacte né à Montpellier et résidant à Nîmes, un sens à sa passion.

Ancien chauffeur routier, cet artiste qui n'a jamais révélé ses œuvres au grand jour avoue avoir été toujours imprégné par cette liberté d'expression guidée par son imagination.

Et cette dernière est plutôt débordante pour cet expert de la liberté de penser. Car le bouddhisme est aussi un conducteur qui apporte de la lumière à ses œuvres.

La relation entre la terre et le ciel, les cinq éléments, la nature et l'humanité. Autant d'évocations que l'on devine, découvre ou suppose sur ses toiles abstraites qui transpirent l'équilibre des sens.

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L'éléphant dissimulé derrière la dense savane ne se laisse approcher que par celui qui se laisse conter la magie du travail de l'artiste.

Avec une dizaine de toiles à son actif, Fabrice Bayol s'est forgé un esprit d'artiste atypique et conquérant, bien décidé à partager son talent.

Un public qui va vite découvrir un talent caché et des toiles précieuses par ce qu'elles dégagent.

Un travail élaborée comme pour une partition, avec des notes qui compose un bel opéra de couleurs.

Tout simplement sensationnel.

L'artiste exposera pour la première fois à Vergèze les 3 et 4 avril à l'occasion du salon des artisans.

Un site internet est en cours de construction et sera visible très prochainement. www.fabricebayol.com

07/01/2016

Portrait - Françoise Bartolini signe une nouvellle intrigue policière

Françoise Bartolini fait partie du cercle restreint des artistes aux multiples talents.

Depuis son quartier des Marronniers, où elle vit paisiblement, la Nîmoise est fière de montrer ses nombreuses œuvres.

Un véritable antre de la passion dévorante pour celle qui fait courir la plume sur ses romans ou recueils de poésies quand ce n’est pas le pinceau sur ses toiles ou encore ses notes de musique qui dansent sur des compositions posées sur son piano à queue.

Nîmoise, Françoise Bartolini était orthophoniste et depuis son enfance, elle écrit. « Petite déjà, j’écrivais des poè- mes, une passion qui ne m’a jamais quittée », explique-t-elle, assise sur son fauteuil, l’œil affûté d’une imagination débordante.

Toujours en ébullition, l’auteure publie pour son plaisir et celui de ses admirateurs depuis 1988, année de sa première publication. De la poésie, elle a glissé, avec le temps et la sensibilité, vers des nouvelles policières.

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Après Les Méandres du crime, Pulsions criminelles ou encore L’Ombre d’Alexandra, Françoise Bartolini vient de sortir son nouvel opus, Rimes pour crimes.

Une intrigue policière qui se déroule à Paris, dans l’île de la Cité, et dont les deux principaux personnages, une jeune femme sans papiers appelée Stella et un commissaire de police appelé Mulot, vont suivre une série de meurtres inexpliqués jusqu’à ce que l’enquête aboutisse après moult rebondissements.

Un roman qui se dévore sans faim.

Une fois l’ultime page tournée, on découvre sur la couverture une aquarelle, signée de l’écrivaine, comme pour compléter sa palette de créativité.

Et de laisser entrevoir un vœu: « Celui de voir un jour, un de mes romans adapté au cinéma »...

Françoise Bartolini dédicacera son roman vendredi 15 janvier, à partir de 14h30, à la librairie Lacour, 25, boulevard Amiral-Courbet.

18/12/2015

République - Laurence Argenson expose ses œuvres

 

Infirme moteur d'origine cérébrale, Laurence Argenson « croque la vie à pleine dent ».

C'est son credo et aussi un tremplin qui la propulse, malgré son handicap, dans un monde artistique plein de couleurs et de bonheur.

Après avoir édité un livre en 2010 sur sa vie, intitulé « Les chemins de ma vie », la Gardoise native de Peyremale peint.

Des œuvres colorées qui dans chacune, trouve une inspiration secrète, enfouie dans son cœur.

Laurence dévore la vie car, dit-elle « j'aime la vie tout simplement ». Et cet engouement, on le retrouve dans chacun de ses tableaux mais aussi dans chacune de ses actions.

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Laurence Argenson, devant à droite, entourée de ses amis du Pôle

Car en plus d'être une artiste elle est aussi bénévole à la banque alimentaire. Aider les autres, une autre volonté manifeste qui laisse sans voix.

Fixée sur son fauteuil roulant, sourire ravageur, gestes limités par une myopathie très importante, elle aimerait élever des montagnes tant son dynamisme est envoûtant.

Des montagnes qu'elle élève sur ses créations, des paysages aussi, bouquets ou encore des œuvres abstraites.

Bref, depuis trois ans maintenant, elle a réalisé une vingtaine de tableaux qu'elle expose en ce moment et jusqu'au 23 décembre au Centre du Pôle promotion santé Geneviève De Gaulle Anthoniez, 65 bis rue de la république.

Avant de se lancer dans un nouvel ouvrage qui racontera son parcours pourtant semé d'embûches sans jamais s'en plaindre...


Exposition visible jusqu'au 23 décembre. Tableaux en vente à partir de 15 €.

02/10/2015

Croix de Fer - Fresque dans une école de Nîmes : les aficionados alertent François Hollande

L'observatoire national des cultures taurines a écrit à la présidence de la République, au Premier ministre et à la ministre de l'Education Nationale pour demander que la fresque à sujet taurin qui a été modifiée, dans la cour de l'école Prosper-Mérimée, soit restaurée dans sa présentation originale.

Le feuilleton de la fresque de l'école Prosper-Mérimée de Nîmes, représentant une scène de corrida naïve dessinée par des enfants il y a près de dix ans et qui a été modifiée sur la pression d'anticorrida, a connu un nouvel épisode ce vendredi matin.

 

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À l'heure des cours, un tract a été distribué aux parents d'élèves. Il est à l'origine de l'observatoire national des cultures taurines. Ce tract, qui a reçu, selon ceux qui l'ont distribué, un accueil favorable de la part des parents d'élèves, dénonce l'acte de censure que représente la modification du dessin. On apprend aussi "qu'au nom de la liberté d'expression et de la pluralité culturelle qu'il est indispensable de préserver", l'observatoire national des cultures taurines avait alerté François Hollande, le Président de la République; Manuel Valls, le Premier ministre ; Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Éducation Nationale. L'ONCT leur demande "que cette fresque soit restaurée dans sa présentation originale afin de ne pas imiter, si peu que ce soit, les déprédations déplorables des talibans à l'égard du patrimoine artistique".

Clubs taurins et comités de quartier solidaires

L'observatoire national des cultures taurines a bénéficié, à cette occasion, du soutien du club taurin Vomitoire 105 (représenté par Christian Royer, son président), des aficionados practicos (représentés par Jean Daumas et Alain Zahnd), du collectif des associations taurines de Nîmes métropole. 

Ils ont été rejoints par des représentants des comités de quartier de la Croix de fer et de Ventabren qui, selon Jean Guiu, le président du comité de quartier Ventabren, se placent, pour leur part, "dans une démarche culturelle et de liberté d'expression".

 

Le communiqué de l'Observatoire national des cultures taurines

"La détérioration délibérée, à la demande des services départementaux de l’Éducation Nationale du Gard, dont a été victime la fresque à sujet taurin de l’école Prosper-Mérimée de Nîmes, est un acte de censure qui revient à nier la réalité d’une culture incontestablement ancrée dans l’histoire et le présent de la région et de la ville de Nîmes et donc à heurter gravement la sensibilité de ceux qui y sont attachés.

La suppression des figures du torero et du toro, sur l’injonction d’une association extérieure à l’école, et sans consultation de la communauté scolaire, constitue d’abord une marque de mépris à l’égard des élèves et des enseignants qui ont imaginé ou réalisé ce dessin.

Dans cette “logique”, faut-il s’attendre à ce que les mêmes services débaptisent cette école puisque Prosper Mérimée a fortement contribué à l’introduction de la corrida en France ?

Faut-il s’attendre à ce que ces mêmes services ne soient enclins à empêcher que les élèves aient accès aux œuvres tauromachiques de Picasso ou de Goya, aux textes d’Hemingway ou de Mérimée, à l’opéra de Carmen et à interdire que des enseignants les emmènent au Musée des cultures taurines de Nîmes ?

Qu’en sera-t-il alors du message de Voltaire contre l’intolérance et pour la liberté d’expression, message dont l’Éducation nationale a rappelé, avec raison, à l’occasion du drame de Charlie Hebdo, qu’il constituait une de valeurs fondamentales de la République ?

L’Observatoire national des cultures taurines, au nom de la liberté d’expression et de la pluralité culturelle qu’il est indispensable de préserver, alerte ce jour Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, Madame la ministre de l’Éducation nationale et leur demande que cette fresque soit restaurée dans sa présentation originale afin de ne pas imiter, si peu que ce soit, les déprédations déplorables des talibans à l’égard du patrimoine artistique."

Croix de Fer - Estocade à Prosper Mérimée

Depuis quelques jours, l'affaire fait grand bruit y compris aux plus hauts étages politiques. Une manifestation s'est déroulée ce matin devant l'entrée de l'école. Une indignation qui se propage comme une fusée. Ambiance !

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En exclusivité sur le blog Garrigues Nord, la lettre d'une enseignante retraitée de l'école Prosper Mérimée :

 

  Nîmes, le 30 septembre  2015.
 
           A l’attention de Monsieur Christian PATOZ
Directeur Académique des Services de l’Education Nationale
          Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale du Gard
58 Rue Rouget de Lisle, 30030 Nîmes
 
 
Monsieur,
 
Par la présente, je souhaite vous faire part de mon indignation quant à la modification effectuée à la demande de vos services sur une fresque réalisée par des enfants sur un mur de l’école Prosper Mérimée à Nîmes. Il est très inquiétant que vous ayez répondu favorablement à l’intrusion d’un mouvement (Alliance Anti Corrida) en niant une  spécificité culturelle Au-delà du clivage opposant pro et anti corrida, je considère cette modification comme une attente à la liberté d’expression, comme un déni de notre culture commune.Il y a plusieurs mois, des millions de français sont descendus dans la rue pour rappeler leur attachement aux valeurs de la République. Des minutes de silence ont été respectées dans toutes les écoles de France, et des temps spécifiques ont été mis en place afin d’échanger avec les enfants autour de la liberté d’expression.Il est regrettable que quelques mois plus tard ces valeurs soient  à nouveau bafouées, de surcroit au sein d’une école.
 
Dépassant encore le clivage pro et anti corrida, il y a aussi lieu de s’inquiéter sur la capacité d’intrusion de certains mouvements au sein de l’école de la République. Aujourd’hui, il s’agit de la modification d’une fresque au nom d’une uniformisation des pratiques. Demain, il s’agira de modifier le contenu de programmes scolaires pour des motifs politiques et/ou religieux.
 
C’est pourquoi, par ce courrier, je sollicite la remise en l’état de cette fresque.                                                                                                                                      Cordialement.
Madame Régine GUIU
Professeur des écoles retraitée