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25/01/2011

La Gazelle – Route d’Uzès : Eric Gaillard "développer les lignes de bus"

Gaillard 2.JPGEric Gaillard, 70 ans, succède à Bernard Quiot, disparu brutalement. Il nous consacre un entretien exclusif.

 

Eric Gaillard, faisons connaissance…

Je suis arrivé à Nîmes et dans le quartier il y a une dizaine d’années maintenant. Ma première assemblée générale du comité de quartier m’a mis sur les rails. La rencontre avec Bernard Quiot a été déterminante et m’a porté aux responsabilités.

Quelles ont été vos responsabilités ?

J’étais trésorier - adjoint du comité. Je m’occupais également de la commission circulation et urbanisme et je faisais aussi le lien avec l’Union des comités de quartier. Je connais donc déjà les rouages et les personnes utiles au traitement des dossiers.

Quelle est votre feuille de route ?

Dans la continuité, je veux baser mon mandat sur le "bien vivre ensemble", dans un esprit de convivialité, de générosité. Le comité est ouvert à tous ceux qui se sentent concernés par les problématiques mais aussi et surtout par la préservation de la qualité de vie de notre quartier. Ce comité sera participatif.

Et votre programme d’actions ?

Il avait été établi du temps de mon prédécesseur. Nous allons proposer une réunion publique sur les murs en garrigue courant Mars. Nous renouvelons l’opération rando – garrigue en avril, ferons la "faites"de la musique en juin et réfléchissons à une nouvelle programmation que je ne peux dévoiler pour l’heure mais qui, si elle se réalise, devrait faire son effet.

Midi Libre a dévoilé l’installation d‘un radar à feu route d’Uzès; Vous en pensez quoi ?

Le flux sur la route d’Uzès est de plus en plus important et les risques, de ce fait, s’accroissent même si on a considérablement amélioré la sécurité. Mais la solution à mes yeux passe par le développement des transports en commun, à travers la ligne D qui fonctionne bien et qui mérite d’être développée. Nous demandons la création d’un parking relais à hauteur de Calvas et une navette pour les chemins de la garrigue côté Est en lien avec cette ligne. Ce sera mon projet phare !

La succession sera t-elle facile ?

Personne n’oubliera ce que Bernard a fait pour ce quartier. Je suis quelqu’un d’autre, avec mes qualités et mes défauts et je ferai de mon mieux pour poursuivre son œuvre. Son épouse Anne-Marie reste vice-présidente du comité. On ne peut pas avoir plus beau témoignage.

15/01/2011

La Gazelle-Route d'Uzès - Eric Gaillard succède à Bernard Quiot

E.Gaillard.JPGLors de la dernière réunion du conseil d'administration du comité de quartier de la Gazelle-Route d'Uzès, l'ordre du jour prévoyait la désignation d'un nouveau Président. En effet, décédé brutalement, le comité était orphelin de son président, Bernard Quiot, depuis le 15 octobre 2010. C'est donc Eric Gaillard qui succèdera à feu Bernard Quiot. Membre très actif, Eric Gaillard a été le trésorier du comité. Il fut aussi à la tête de la commission circulation-voirie et faisait le lien avec l'Union des comités de quartiers de Nîmes métropole. Un sens des responsabilités qu'il mettra, avec force et conviction, au service de ce comité de quartier. De nouvelles responsabilités qu'il va mettre immédiatement en oeuvre pour relancer les différents projets mis en sommeil.

12/01/2011

SCOOP - Route d'Uzès - Implantation d'un premier radar à feux

102_4594.JPGAlors que Nîmes comptait jusqu'à présent deux radars de contrôles de franchissement de feux rouges (lire ci-contre), deux autres sont en cours d'installation. Au Mas de Mingue, aux feux situés entre l'avenue Monseigneur-Claverie et la route de Courbessac, le chantier d'installation est en cours, de même que route d'Uzès, aux feux tricolores entre les rues Kléber et Vincent-Faïta (au pont SNCF dit des Pendus).

À terme, d'ici juin prochain, trois autres radars seront installés : dans le quartier Jean-Jaurès, à l'angle de l'avenue Pompidou et de la route de Sauve, dans le quartier de la route de Sauve toujours, à l'angle de la route de Sauve et du chemin du Pissadou, ainsi qu'au Chemin-bas d'Avignon, à l'angle entre l'avenue Bir-Hakeim et la rue de Brunswick.

Ce système de contrôle automatisé de franchissement de feux rouges a pour but de réduire les accidents de carrefour et de mieux protéger les usagers vulnérables que sont les piétons et les conducteurs de deux-roues. En 2009, sur les quatre-vingt-dix personnes décédées dans le Gard, un tiers était des usagers vulnérables : quinze motards et douze piétons.

Mais avant d'entrer en fonctionnement, ces radars vont être testés. Le principe est le suivant : le dispositif de prise de vues n'est alimenté que lorsque le feu rouge est en fonctionnement. L'infraction n'est constatée que lorsque deux clichés sont produits par l'appareil et vérifiés par un officier de police judiciaire, basé à Rennes. Ce sont en fait des boucles magnétiques, enterrées dans le sol qui détectent la présence des véhicules. Ainsi lorsque le véhicule aborde l'intersection et que le feu est rouge au franchissement de la première boucle, un premier cliché est pris. Aucune infraction n'est constatée à ce stade, puisque le feu n'est pas franchi. En revanche, si le véhicule franchit la ligne et continue au-delà, un deuxième cliché est pris. Une infraction qui coûte 135 d'amende et le retrait de 4 points sur le permis de conduire.

Si les propositions d'implantation émanent d'une concertation entre services (forces de l'ordre, secours, communes) c'est la direction du projet interministériel du contrôle automatisé (la DPCIA), basée à Paris, qui fixe le cahier des charges et décide de la mise en service. Pour ceux qui seraient tentés, le mieux est encore de ne pas griller le feu rouge, dès maintenant...  
Édith LEFRANC

20/12/2010

Les particuliers illuminent les quartiers

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Noël au balcon ou à la maison, qu'importe pouvu qu'on est l'idée ! Lumineuse de surcroît car illuminer sa maison c'est aussi partager la joie de Noêl avec tous ceux qui s'arrêtent pour le plaisir des yeux.

Repérées dans certains quartiers, les maisons s'embellissent au grès des traditions comme pour ce couple d'Alsaciens qui a élu domicile du côté de la route d'Uzès et  pour qui cette décoration en façade est inévitable « en Alsace, c'est une tradition ».

De l'autre côté, rue Notre-Dame, c'est plutôt à l'étage que ça se passe. Pourtant Nîmois de longue date, ce propriétaire est fier de sa réalisation, qu'il rend vivante dès la nuit tombée. Et lorsqu'on parle coût, le couperet tombe. « Le rêve n'a pas de prix » déclare-t-il. Pouvu qu'on ait l'ivresse...!

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13/12/2009

Retour sur : Marc Merolli, la vie en garrigue, la peinture au coeur

102_2646.jpgDans le microcosme artistique Nimois, voilà un nom qui ne saute pas aux yeux mais qui mérite toute l’attention de passionnés d’art et de peinture. Marc Merolli, Cévenol dans l’âme, natif de la Grand Combe, vît avec sa famille dans la garrigue du côté de la route d’Uzès après être tombé « amoureux de cette ville depuis près de 40 ans ».

Son atelier au milieu des résineux regorge d’œuvres étranges et pénétrantes qui interrogent, laissent perplexe mais qui obligent à la curiosité et au développement des sens. Mais pour bien comprendre cet atypisme artistique, il faut d’abord connaître l’homme et son parcours. Après des études littéraires poussées, Marc Merolli aborde sa passion de la peinture avec un groupe de copains organisé sous le nom iodé de "décabrachide". L’artiste apprend les rudiments de la peinture avant de rejoindre dans les années 70 l’Association gardoise des artistes plasticiens. C’est dans ce cercle qu’il va se construire une personnalité d’artiste reconnu par ses pairs aux côtés d’illustres figures nîmoises comme feu Michel Gilles ou encore Gérard Lattier, José Pirès, Jean-Pierre Breton, Christian Astor notamment. Et c’est avec ce dernier qu’il qualifiera d’ailleurs de « grand peintre» qu’il va durant cinq ans travailler son style. Un style « dur, figuré, inspiré de la renaissance Italienne » son modèle. Il fera sa place dans le milieu « je me rappelle avoir mangé la rouille préparée par la maman de José Pirès au beau milieu de la galerie Jules Salles à Nîmes, c’était dans les années 70 ».

En 1989 tout bascule et l’artiste prend un nouvel envol « j’ai détruit tout ce que j’avais réalisé avant. J’avais besoin de m’exprimer à travers ma vraie personnalité, avec comme seule influence, mes sens ». Et il est bien difficile de relever sur ses oeuvres des inspirations figées car l’artiste peint sans domination, à la seule force de l’instant, à travers les jeux de lumière d’un moment, en incrustant une ombre furtive sur l’espace « je n’ai pas envie de dire, je m’adresse plus au ressenti qu’à la raison ». Le spectateur novice, lui, relèvera principalement une expression, celle de corps en souffrance, entrelacés, recroquevillés. Un style que Marc revendique sans la moindre hésitation « je ne fais pas de la décoration, ce que je fais c’est de la Peinture ».

A l’instar de Descartes, Marc est comme il peint et peint comme il est car dit-il « je ne cherche pas à plaire, je cherche à être profond comme d’autres le sont et souvent on se retrouve, au grès d’une expo ou d’un vernissage » confie t-il. A 59 ans, Marc Merolli expose actuellement 32 toiles à Clermont-Ferrand. La distance n’y faisant rien, Marc le Cévenol s’abrite discrètement dans cette Garrigue Nîmoise qu’il affectionne tant avec comme persuasion que la parole de l’artiste est infinie et comme leitmotiv, d’aimer, tout simplement.